Le chat qui divague n’est pas un ami

Les chats sont des animaux de compagnie très appréciés, mais malheureusement ils sont exposés aux abandons ou aux pertes, suite à la négligence des humains. Leur prolifération non canalisée et exagérée les oblige à retrouver leurs mœurs sauvages. Dans un milieu naturel, non soignés, ils sont sujets à de graves maladies transmissibles à l’homme : les zoonoses.

Ces prédateurs provoquent beaucoup de nuisances.

Dans la nature, contrairement à ce que l’on croit, ils ne nous débarrassent pas des gros rats qui vivent dans les égouts ou dans des milieux inaccessibles aux chats.

Ce qui oblige, malgré la surabondance des chats errants à avoir recours à des procédés chimiques pour dératiser.

Par contre, ces chats capturent souris, musaraignes, campagnols, lapereaux, petits oiseaux par milliers (ceux que vous agrainez tout l’hiver sur le rebord de votre fenêtre) et en général toute la petite faune sauvage fragile, aidés en cela par la prolifération des prédateurs sauvages qui pullulent dans nos campagnes. Ces chats qui errent dans la nature sont à l’origine de la pollution génétique du chat forestier, espèce protégée présente dans tous les massifs forestier de l’est de la France.

A ce sujet, nous rappelons qu’il est interdit de laisser en liberté ses animaux domestiques et que les maires sont tenus de faire respecter la loi.

Article L211-25 du code rural : Les maires prennent toutes dispositions propres à empêcher la divagation des chiens et des chats. Ils peuvent ordonner que ces animaux soient tenus en laisse et que les chiens soient muselés. Ils prescrivent que les chiens et les chats errants et tous ceux qui seraient saisis sur le territoire de la commune sont conduits à la fourrière, où ils sont gardés pendant les délais fixés aux articles L. 211-25 et L. 211-26. Les propriétaires, locataires, fermiers ou métayers peuvent saisir ou faire saisir par un agent de la force publique, dans les propriétés dont ils ont l’usage, les chiens et les chats que leurs maîtres laissent divaguer. Les animaux saisis sont conduits à la fourrière. Aussi, l’article r-622-2 du code pénal punit d’amende la divagation de chats, que ce soit sur la voie publique ou dans la propriété d’autrui.
En effet, on ne peut empêcher quelqu’un de prendre le risque d’être contaminé par des maladies que son chat lui transmet. Mais, il est inadmissible que, nourrissant des chats, on les laisse errer, risquant la contamination du voisinage.  Devant la gravité des faits, il serait urgent que des mesures soient prises. La protection animale ne peut prendre aucune initiative. Seuls les maires ou les vétérinaires le peuvent. Ces maladies méconnues, très graves, au diagnostique incertain, sont malheureusement très courantes.

Maladies transmises à l’homme  par les chats errants

L’échinococcose alvéolaire

L’échinococcose humaine est caractérisée par l’apparition de  kystes alvéolés localisés dans plusieurs endroits, principalement dans le foie (98% des cas). La maladie évolue lentement, les signes cliniques apparaissent de cinq à quinze ans après le contact, en ressemblant parfois à l’invasion par une tumeur maligne. L’échinococcose humaine peut être grave, surtout dans sa forme multiloculaire, mais elle n’est pas toujours fatale. Elle laisse cependant de graves séquelles.Il s’agit de parasites vivant dans les intestins des carnivores, principalement des renards. Les œufs de ces parasites sont déposés par les matières fécales par terre ou sur les végétaux : pissenlits, baies sauvage, etc.Les chats qui pullulent en toute illégalité dans nos campagnes, véhiculent dans leur fourrure les œufs du parasite qu’il nous suffit d’inhaler en le caressant pour être contaminé.A l’origine, seuls les département de l’est de la France étaient infestés. Cette zoonose gagne du terrain et couvre actuellement la moitié du territoire français.

Le gale (et non la gale)

Le gale est une affection parasitaire et contagieuse de la peau, déterminée par la femelle d’un acarien microscopique spécifique de l’homme, qui creuse dans l’épiderme des galeries où elle dépose ses œufs, provoquant de vives démangeaisons nocturnes. La transmission se fait par l’animal sauvage atteint qui  se réfugie fréquemment dans les bâtiments agricoles, risquant la contamination des animaux de l’entourage humain.

La leptospirose

Cette zoonose, l’une des plus terribles maladies qui soit, touche, en toute ignorance, un très grand nombre de  personnes chaque année.C’est une bactérie dont les principaux réservoirs sont les rongeurs, en particulier les rats. La contamination se fait, entre autre, par contact avec leur urine ou par simple inhalation. Un chat errant qui vous apporte de temps à autres, à domicile, un lapereau ou quelques petits oiseaux, mésange ou chardonneret, peut aussi vous apporter un rat mourrant, à l’abdomen gonflé par la leptospirose, et vous contaminer.
La toxocarose

Sur 35 chats analysés, 33 étaient porteurs de toxocara cati.

Ces ascaridés vivent dans les intestins, y compris ceux des humains. Leurs larves passent dans le sang et atteignent le foie, les poumons et cela peut aller jusqu’à la perte de vision d’un oeil.

Ce qui pose un problème de santé publique.

La trichinose

La trichine est un petit ver d’1 mm de long, parasite de l’homme et de nombreux animaux. La larve de ce parasite s’enkyste dans les muscles de son hôte. C’est en consommant de la viande parasitée insuffisamment cuite que l’homme se parasite.

Dans ce cas, si les chats ne sont pas directement impliqués dans la contamination humaine, ils participent au cycle du parasite dans la nature.

La rage

Tout comme les chiens, les renards et les mustélidés, les chats sont vecteurs de la rage. Les pays de l’Europe de l’Ouest en sont indemnes, ce qui n’est  pas le cas de certains pays de l’Europe de l’Est, ainsi que de l’Italie où on pratique encore la vaccination. Trois chiens importés d’Afrique du Nord dans trois régions de France, ont été contrôlés positifs au virus.

Vue la facilité avec laquelle nous nous déplaçons aujourd’hui, souvent avec des animaux, il y a un très grand risque de contamination sur la planète.

La maladie des griffes et morsures du chat

Dans leurs griffes et dans leur salive, les chats transportent de nombreux microbes, des virus et des allergènes qu’ils transmettent à l’homme par contact, morsures ou griffures. Cette adénopathie douloureuse avec fièvre, après une incubation d’une douzaine de jours, a habituellement une évolution favorable. Quelques complications ont été décrites : abcès, méningite, convulsions…

4 à 6 % de la population française est porteuse de cette affection sans le savoir.  Le chat semble jouer le rôle de vecteur mécanique.

La tuberculose

Les chats peuvent transmettre à l’homme les bacilles tuberculeux qui les infectent s’ils ont été en contact eux-mêmes avec des personnes tuberculeuses, des bovins ou de grands animaux sauvages atteints.

Les symptômes chez le chat sont variables, pulmonaires ou cutanés. Ces affections demeurent rares aujourd’hui, mais, en raison du grand danger de contamination, on ne doit pas traiter une tuberculose féline (ou animale en général). L’euthanasie de l’animal est la seule éventualité à envisager du point, de vue de l’hygiène publique.

La toxoplasmose

La toxoplasmose est une maladie infectieuse causée par un parasite que les chats transmettent aux humains. C’est une maladie commune généralement bénigne, que beaucoup de gens ont déjà eu, sans s’en rendre compte, les immunisant au passage. Mais elle est très dangereuse pour les femmes enceintes qui n’ont jamais eu cette maladie. Le fœtus peut, dans ce cas, être atteint de malformations oculaires ou nerveuses, ce qui pose problème aux obstétriciens qui sont très inquiets par la gravité et la recrudescence de cette maladie.

En plus de ces zoonoses, beaucoup de chats hébergent d’autres parasites qui en font un cadeau empoisonné, surtout pour les enfants.

Conclusion

Le chat est le deuxième transmetteur d’infections après le rat.

L’Organisation Mondiale de la Santé Animale informe que 70 % des maladies humaines émergentes sont d’origine animale.

Le diagnostic de toutes ces maladies est très difficile à établir, les symptômes étant très sournois. Elles sont plus présentes et plus graves que certaines maladies dont les médias nous abreuvent régulièrement. Les médecins généralistes affirment que des patients meurent sans qu’on connaisse la cause de leur décès.

Ces recherches ont été effectuées par le Docteur Anne Françoise Pétavy, professeur de parasitologie à la faculté de pharmacie de Lyon sur des prélèvements de chats errants de la Nièvre.

Pour toutes les raisons énumérées ci-dessus :

La divagation des chats doit être énergiquement combattue


Emile Barbier, Protecteur de la nature et de l’environnement

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